Fréquentation des sites touristiques

 

Analyse de la fréquentation des sites touristiques français fruit du partenariat entre ATOUT FRANCE et les Comités départementaux du Tourisme et Comités régionaux du Tourisme.

 

Les sources

La difficulté d’établir un recensement des fréquentations réside dans le fait qu’il n’existe pas actuellement de statistiques régulières, ni même un inventaire exhaustif des lieux. Les seules sources actuellement disponibles sont, pour le ministère chargé de la Culture :

  • les statistiques établies par la Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites (CNMHS) sur une centaine de monuments d’État ;

  • le dispositif "Muséostat" de la Direction des Musées de France, département des publics, interroge depuis la "loi musées de janvier 2002" l'ensemble des musées ayant l'appellation soit un peu plus de 1 210 établissements. Les documents de synthèse sont en ligne à l'adresse suivante : http://www.culture.gouv.fr/culture/dmf/index-dmf.html , rubrique fréquentation.
    Le suivi mensuel ne s'effectue que pour les musées nationaux du Ministère de la Culture et de la Communication.

Il n’existe aucune autre source périodique pour les monuments historiques n’appartenant pas à l’État et notamment pas d’équivalent de Muséostat pour la Direction du Patrimoine en ce qui concerne les châteaux et édifices religieux.

Pour cette raison nous nous sommes adressés aux Comités régionaux et départementaux du Tourisme dont un nombre croissant publie depuis quelques années des statistiques de fréquentation annuelle de leurs principaux monuments et musées. Il a fallu quelquefois recourir aux offices de tourisme et syndicats d’initiatives pour obtenir des chiffres de fréquentation de tel musée ou monument non connu au niveau départemental ou régional.

Enfin il nous a semblé utile de disposer à titre de comparaison des chiffres de fréquentation des lieux dits non culturels tels que les grottes, les jardins, les villages pittoresques, les sites ludiques (parcs à thèmes, zoos, aquariums, etc.) ou les sites de " tourisme industriel " tels que caves de productions de vins, d’alcools, de fromages, sites de productions énergétiques ou industriels. Les associations ou syndicats représentant ces sites nous ont fourni d’appréciables données qui n’étaient pas toujours disponibles dans les CRT, CDT et OT-SI.

 

La Méthodologie

Une autre difficulté a été, pour toutes ces données, d’établir d’abord un seuil de fréquentation et ensuite, de distinguer la fréquentation exactement mesurée de la fréquentation estimée propre à certains lieux ou sites d’accès libre (villages, sites pittoresques, édifices religieux, festivals et manifestations diverses, etc.).

En ce qui concerne le seuil, il a été arbitrairement fixé à 10 000 visites par an pour deux raisons :

  • cela correspond en gros à la contenance d’1/2 autocar par jour pendant 300 jours ouvrables. En deçà on ne peut guère parler de fréquentation touristique ;

  • compte tenu de l’inexistence d’un recensement exhaustif des lieux, on risquait en prenant en compte des chiffres de fréquentation inférieurs, d’introduire une très grande disparité entre les régions qui mesurent depuis de nombreuses années la fréquentation de la plupart de leurs sites culturels ou non culturels et les régions qui ne le font pas ou ne le font que rarement et seulement pour les sites majeurs.

L’expérience née d’un premier recensement fait en 1992 à partir des chiffres de l’année 1991 dans le cadre d’un rapport rédigé pour le Conseil National du Tourisme et la pratique des données disponibles montre qu’un site ou un lieu culturel ou non culturel recevant au moins 10 000 visites demeure rarement inconnu des CRT et CDT. En dessous, c’est plus souvent le cas.

En ce qui concerne le type de fréquentation, le problème posé était tout aussi épineux. Fallait-il ne retenir que la fréquentation exactement mesurée par une billetterie ou un système de comptage ou prendre également en compte les fréquentations estimées. Dans le premier cas, on se privait de la fréquentation de tous les monuments religieux où seules certaines parties sont d’accès payants (trésors, cryptes, tours). De même certains sites majeurs mais d’accès libre (Pointe du Raz, Mont Saint Michel, etc.) et tous les villages pittoresques, qui constituent sur le plan touristique des points de fixation majeurs des visiteurs, ne pouvaient être pris en compte alors que ces données fournissent des points de repère fondamentaux d’interprétation de la fréquentation touristique.

 

Pour cette raison nous avons choisi d’établir deux recensements pour l’ensemble des sites :

  • un recensement des entrées exactement mesurées, qu’elles soient payantes ou gratuites mais comptées et quelles que soient les différentes tarifications ;

  • un recensement des visites estimées, sachant qu’il ne peut s’agir que d’un ordre de grandeur basé sur des méthodes de mesures diverses (comptages routiers, etc.).

Ce dernier recensement, pour indicatif qu’il soit, présente l’avantage de hiérarchiser le volume des " gisements de fréquentations " qu’il révèle et de constituer un élément d’appréciation intéressant comparés aux chiffres des entrées exactement mesurées.

 

En ce qui concerne la typologie des lieux, plusieurs possibilités s’offraient à nous. On pouvait s’en tenir à un regroupement par grandes catégories de lieux : monuments historiques, musées, lieux ludiques, festivals, sites naturels. Il nous a semblé plus utile, pour les gestionnaires de ces lieux comme pour les professionnels du tourisme, d’utiliser une typologie plus fine afin qu’ils puissent comparer véritablement les fréquentations pour des lieux très semblables sur le plan de l’offre.

 

Nous avons choisi la voie la plus difficile mais aussi la plus riche d’enseignements en pensant encore une fois aux professionnels et aux responsables institutionnels, en différenciant selon la nature des lieux afin de favoriser une approche segmentée des clientèles, sachant qu’aujourd’hui les visiteurs sont plus exigeants et que leur motivation est de plus en plus spécifique.

 

Glossaire des sites, monuments et manifestations touristiques

La mesure de la fréquentation des sites touristiques est une donnée précieuse pour la connaissance de l’économie touristique d’un pays, d’une région ou d’un département.

Encore faut-il, les goûts du public tant français qu’étranger évoluant très rapidement, segmenter précisément les différents types de lieux touristiques qu’ils soient «culturels» au sens propre ou «non culturels» afin de permettre aux gestionnaires de ces lieux de pouvoir se comparer entre eux.

C’est ce travail de classification et de segmentation commencé en 1993 qu'ATOUT FRANCE a poursuivi à mesure qu’elle mettait en place l’observatoire permanent des sites touristiques. Il se trouve «codifié», désormais sous la forme d’un «glossaire», dans le cadre de la Commission Observation de la FNCDT, qui a recueilli au cours de plusieurs séances les observations et les suggestions des représentants de tous les CDT adhérents.

Les usagers futurs de ce glossaire ou les gestionnaires de sites touristiques considèreront peut-être que certaines définitions sont réductrices par rapport à la richesse de l’offre de certains sites. La Commission Observation de la FNCDT et ODIT France souhaitent souligner le fait qu’ils ne prétendent pas imiter le dictionnaire de l’Académie Française mais tout simplement permettre de distinguer, sous une même appellation, des sites dont l’activité principale et par la motivation première de leurs visiteurs, sont de même nature.

 

Télécharger le glossaire des sites

 

Contact : François DESBOS - francois.desbos@franceguide.com

 

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